RENOUVELÉ DANS LA CONNAISSANCE


RENOUVELÉ DANS LA CONNAISSANCE 

 

Mercredi 11 mars 2026

Semaine 11 : Vivre avec Christ

Thème général : Unir le ciel et la terre.

 

Verset-clé : Et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé (Colossiens 3:10).


Introduction - 

L’HORIZON DU RENOUVELLEMENT

L’apôtre Paul conduit son raisonnement vers un point décisif : le renouvellement dans la connaissance du Christ (Col 3:10). Mais cette exhortation ne surgit pas dans le vide. Elle s’inscrit dans une réalité déjà proclamée : les croyants sont ressuscités avec Christ et cherchent les choses d’en haut (Col 3:1-4). Ainsi, le texte ne propose pas un simple code moral destiné à corriger la conduite humaine ; il dévoile la transformation d’une humanité nouvelle. Le parcours spirituel qu’il trace est clair : mourir à l’ancienne manière de vivre, revêtir l’homme nouveau, et entrer dans une humanité renouvelée où « Christ est tout et en tous » (Col 3:11).


I. RESSUSCITÉS AVEC CHRIST : 

LE FONDEMENT D’UNE VIE RADICALEMENT NOUVELLE

Les premières paroles de Colossiens 3:8 signalent un tournant décisif : « Faites donc. » Ce ‘donc’ emphatique indique que l’exhortation morale découle d’une réalité plus profonde : l’union avec Christ. Paul avait déjà déclaré : « Faites mourir ce qui est terrestre en vous » (Col 3:5). Désormais, puisque les croyants sont ressuscités avec Christ et tournés vers les réalités d’en haut, leur vie présente doit manifester un contraste radical avec leur vie passée.


Dans de nombreux systèmes moraux, le comportement constitue le point de départ : on cherche d’abord à corriger les actions et à réformer la conduite. Le christianisme procède autrement. Le comportement n’est pas le point de départ, mais le fruit d’une transformation plus profonde. La transformation commence dans le cœur et conduit au renouvellement de l’esprit, car le problème n’est pas seulement ce que nous faisons, mais ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. C’est pourquoi l’Écriture parle de régénération et de nouvelle naissance : Dieu transforme l’être intérieur. Ce renouvellement n’est pas un événement ponctuel, mais un processus continu par lequel les croyants grandissent en force et en maturité, devenant différents de ce qu’ils étaient hier (Ph 1:6 ; Rm 12:2). L’éthique chrétienne naît donc d’une identité nouvelle reçue en Christ.


II. SE DÉPOUILLER DU VIEIL HOMME : ROMPRE AVEC CE QUI DÉFIGURE L’IMAGE DE DIEU

Pour caractériser cette ancienne vie, Paul énumère une série de vices : « renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles indécentes… et au mensonge » (Col 3:8-9). La colère et l’irritation peuvent parfois décrire la réponse juste de Dieu face au péché (Mc 3:5 ; Ap 6:16), mais « la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu » (Jc 1:19-20). La méchanceté souhaite le malheur d’autrui, la calomnie diffame, et les paroles corrompues dégradent la communion. Enfin, le mensonge détruit la confiance et nie la vérité.


Ces péchés ne sont pas seulement des défaillances individuelles : ils divisent les relations humaines. Ils appartiennent à l’homme qui vit selon « les choses qui sont sur la terre » (Col 3:9). Paul appelle cet état « le vieil homme, » plongé dans ses œuvres. En les abandonnant, le croyant se dépouille de cette humanité ancienne. Or ces attitudes ne déforment pas seulement la morale ; elles défigurent l’image de Dieu en l’homme. Elles détruisent la communion que Dieu voulait voir régner entre ses créatures. Ainsi, Paul conclut : « vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres » (Col 3:9). Mais le christianisme ne s’arrête pas à l’abandon du mal ; il vise la restauration de ce qui a été défiguré.


III. REVÊTIR L’HOMME NOUVEAU : 

LA RESTAURATION PROGRESSIVE DE L’IMAGE DU CRÉATEUR

Paul emploie alors une image frappante. Il parle de se dépouiller et de revêtir. Les verbes grecs apekdyomai et endyō évoquent le geste d’ôter un vêtement pour en enfiler un autre. Le vieil homme est plongé dans ses œuvres, tandis que l’homme nouveau « se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Col 3:10). La conversion apparaît ainsi comme une nouvelle création (2 Co 5:17).


L’image est simple mais puissante. Elle ressemble à ces vêtements anciens auxquels on s’attache parce qu’ils nous sont familiers. Nous les portons depuis si longtemps que nous ne voyons plus leurs trous ni leurs coutures effilochées. Pourtant, il faut parfois les jeter pour accepter le neuf. Un homme racontait combien il détestait acheter des vêtements ; il préférait ses vieux tee-shirts, usés mais confortables. Mais lorsqu’ils furent remplacés par des vêtements neufs, il dut reconnaître qu’il paraissait transformé. Il en est souvent ainsi de nos anciennes manières de penser et d’agir : nous y sommes habitués, mais elles sont usées et déchirées.


Le renouvellement exige donc deux gestes : abandonner l’ancien et embrasser le nouveau. Car il ne suffit pas de se débarrasser de ce qui est mauvais ; il faut aussi recevoir la vie nouvelle que Dieu donne.


Au cœur du passage se trouve cette affirmation : « l’homme nouveau qui se renouvelle dans la connaissance selon l’image de celui qui l’a créé » (Col 3:10). Cette connaissance n’est pas un simple savoir intellectuel. Elle est relationnelle et transformante. Acquérir la connaissance du Christ par sa Parole conduit à être transformé « de gloire en gloire » à son image (2 Co 3:18).


Nous savons combien la connaissance humaine exige discipline et engagement : des années d’étude, des nuits sans sommeil, une persévérance constante. Mais avec quelle énergie poursuivons-nous la connaissance de Dieu ? « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17:3). Paul lui-même déclarait : « Je n’ai pas jugé bon de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Co 2:2). Ainsi, connaître Christ n’est pas accumuler des informations, mais entrer dans une relation vivante qui restaure l’image du Créateur en nous.


IV. L’ABOUTISSEMENT : 

UNE HUMANITÉ NOUVELLE OÙ CHRIST EST TOUT ET EN TOUS

Ce renouvellement ne transforme pas seulement l’individu ; il transforme aussi la communauté. Paul affirme que dans cette humanité nouvelle, « il n’y a plus ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni homme libre » (Col 3:11). Ces différences ne disparaissent pas, mais elles cessent de définir l’identité ultime.


La connaissance du Christ change notre regard sur les autres. Ce qui séparait devient secondaire. Ce qui rassemble devient central. Désormais, chacun est défini par Christ et tous sont inclus en Christ. Ainsi naît un peuple nouveau où les barrières sociales, culturelles et ethniques perdent leur pouvoir. L’Église devient le signe visible du Royaume : le lieu où la vie du ciel commence à transformer la terre.


Conclusion - LA LOUANGE D’UNE HUMANITÉ RESTAURÉE

Le parcours est clair : mourir au vieil homme, revêtir l’homme nouveau, être renouvelé dans la connaissance du Christ. Le salut n’est pas seulement le pardon des fautes ; il est la recréation de l’homme à l’image du Créateur. Celui qui a commencé en nous cette œuvre la mènera à son accomplissement (Ph 1:6). Ainsi Dieu restaure l’humanité et réconcilie la terre avec le ciel.

Que la connaissance du Christ restaure en nous l’image du Créateur, et qu’elle nous donne la grâce de déposer nos vieux vêtements spirituels pour revêtir pleinement la vie nouvelle qu’Il nous offre.


ABONDANTES GRÂCES DE L’ÉTERNEL !

 

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